Risette, 2010


Risette, 2010
Impression sur papier
Série de 2
 21 x 29,7 cm


     Risette est le résultat d’un dysfonctionnement malheureux d’une imprimante qui a entraîné une surimpression de plusieurs textes au point de les rendre indéchiffrables. Récupérant les feuilles du rebut, Adrien Piard les nomme en référence à la pierre de Rosette, un fragment de stèle gravée de l’Egypte Antique portant trois versions d’un même texte retranscrit sous trois formes, celles des hiéroglyphes, de l’égyptien en écriture dénomique puis en alphabet grec qui permit à Champollion par comparaison la première traduction des hiéroglyphes. Adrien Piard s’intéresse à l’écriture sous différentes formes. Avant d’entrer à l’École des beaux-arts il travaillait dans les espaces verts, ce qui explique sans doute son intérêt pour l’accident, ce moment où la « nature » fut-elle incarnée par une machine échappe au contrôle de l’homme, produisant à sa place des formes poétiques. Le dysfonctionnement d’imprimantes ou de scanners, la chute de deux lettres du fronton de l’école sont autant de point de départ à une réflexion sur le statut du texte.

   Texte issu de la présentation de l'exposition L'origine d'un monde, qui a pris place au château d'Azay-le-Rideau du 10 mai au 9 juin 2013, avec les étudiants des écoles supérieures des beaux-arts de Tours, Angers, Le Mans et Vilnius, sous le commissariat de Christian Alandete.



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